A Bordeaux, avant les ponts
 
 
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La Garonne, à Bordeaux, a 500 mètres de large. Elle est difficile à traverser car les courants y sont violents, ils sont parfois dus aux fortes crues, mais le plus souvent à la force des marées. La légende raconte que Charlemagne qui se rendait en Espagne avec son armée passa le fleuve à gué, à l'endroit où il avait vu une biche traverser. Cette légende est rappelée sur les armoiries de Cenon (banlieue de l'agglomération).

Légende de Cenon: Roland (en 778) et son armée allant en Espagne, arrivèrent à la colline de Cenon, couverte à ce moment-là par l'antique forêt de cyprès. Au pied de la colline: les marais. Plus loin, le ruban d'argent de la Garonne barre la route. Saisi d'une inspiration divine, Roland sonna du cor. Au son de l'olifant, une biche blanche effrayée surgit de la forêt. Descendant la colline, elle traversa le marais et franchit la Garonne à un passage guéable qu'elle connaissait bien. Cette fuite éperdue ayant lieu sous les yeux de l'armée, Roland n'eut plus qu'à suivre la trace de la biche et, ses soldats derrière lui, franchit la Garonne. (texte: Mairie de Cenon)

Pour aller d'une rive à l'autre, on utilisait des bacs qui étaient à l'origine des gabares (petites embarcations à fond plat). Après la construction du premier pont et jusqu'à la deuxième guerre mondiale, des bateaux à vapeur, assuraient la traversée du fleuve. Ces bateaux que les anciens Bordelais appellent toujours les "Gondoles" servaient aussi aux promenades du dimanche qui se terminaient dans les guinguettes au bord de l'eau à Lormont (banlieue de l'agglomération).


De nos jours, des bateaux de promenade reconvertis assurent plusieurs traversées quotidiennes (le bus du fleuve), entre Bordeaux et Lormont, le matin et le soir, pour le prix d'un ticket de bus. Le temps mis est inférieur à celui que mettrait une voiture aux heures de pointe.

Le fleuve a toujours été un axe de communication (commerce, invasions,...), il a été à l'origine de la création de la ville (Burdigala), mais il est aussi un obstacle entre les deux rives, malgré la construction de nouveaux ponts qui sont toujours insuffisants car la circulation augmente toujours.