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Histoire des moulins

1: Origine

Depuis le Néolithique, l'homme cultive les céréales. Il se sédentarise, l'agriculture se développe. La farine devient alors la nourriture de base pour la confection de galettes ou de bouillies.

La première technique utilisée fut le concassage : les grains sont écrasés entre deux pierres, puis en roulant une pierre ronde dans une pierre creuse, ensuite avec un pilon et un mortier.

Il est difficile de déterminer quand et où la pierre cylindrique munie d'un manche fit son apparition, mais on en a retrouvé des exemples dans les ruines de Pompéi. Au cours des siècles, le mouvement circulaire manuel ne cessa de se développer. On imagina d'introduire le grain par le centre évidé de la meule supérieure, ce fut le moulin à bras. On inventa des manèges auxquels on attelait des esclaves ou des animaux (chevaux, ânes, vaches) pour faire tourner des meules plus grosses. Ce furent les moulins à sang.

Les moulins à eau apparurent probablement 2 siècles avant notre ère. Les Romains imaginèrent de les placer près des rivières et de faire tourner les meules en utilisant la force du courant par l'intermédiaire de grosses roues.
Au Moyen Age, l'usage de l'énergie hydraulique se généralisa et le nombre des moulins à eau se multiplia peu à peu.


On attribue aux Arabes la diffusion vers l'Ouest du moulin à vent qui se développa à la fin du XII° siècle.
Dans notre région, l'homme s'adapta à son environnement. Il mit des ailes aux moulins là où il y avait du vent (près de la mer et en haut des monts de Flandres) et des roues à eau là où les cours d'eau étaient nombreux (dans l'Avesnois en particulier).Les moulins furent construits en bois là où s'étalaient les vastes forêts, ailleurs on utilisa la pierre ou la brique.
Au Moyen Age, les paysans devaient porter leurs blés (froment, avoine, seigle) au seigneur ou à l'abbaye.

La révolution de 1789 abolit le droit d'eau et de vent et c'est une multitude de moulins qui vont se répandre partout. Très vite, un règlement sera nécessaire pour éviter les querelles.
L'état imposera un certain nombre de contraintes. Le meunier à eau devra respecter une certaine hauteur d'eau afin d'éviter les inondations et le meunier à vent ne pourra faire construire son moulin à moins de 70 mètres de la route de peur d'effaroucher les chevaux tirant les carrioles, tant par la rotation des ailes que par la projection de leur ombre sur la route. Certains moulins vont être abattus, détruits ou démontés à la suite de nombreux procès.

Dans la seconde moitié du XIX° siècle, avec le développement industriel, furent construites les minoteries à vapeur.
L'électricité va ensuite donner le coup de grâce à la plupart des moulins restant en activité.
Les guerres et les catastrophes naturelles en détruisirent beaucoup. Le meunier était soupçonné d'espionnage car son moulin à vent situé sur une hauteur avec ses ailes aux voiles rouges était visible de loin. Il pouvait donc communiquer la position des armées ennemies grâce à la position des ailes. le moulin servait aussi d'observatoire.

Lors de la bataille 1914-1918, tous les moulins situés sur la ligne de feu furent rasés, soit au cours des batailles, soit pour éviter qu'ils ne servent de poste d'observation ou de point de repère pour les tirs d'artillerie.Enfin, le manque d'entretien et les nouvelles taxes contribuèrent à la destruction de nombreux moulins.

Aujourd'hui, s'ils ont perdu leur rôle économique, les moulins, sont devenus des points d'attraction touristique et des centres d'animations et de festivités.
Ils symbolisent toujours la nature, la beauté et l'ingéniosité humaine.

2 : Usage des moulins à eau

Les moulins à eau étaient utilisés pour de multiples usages avant l'ère industrielle, comme :
• moudre des céréales, l'usage le plus ancien ;
• dans l'industrie forestière, les scieries ;
• pour le textile : foulons, métiers à tisser ;
• pour le travail des métaux : meules, forges, marteaux pilons ;
• pour actionner des pompes.

3 : Les moulins à eau

Un moulin à eau se compose de trois parties : la roue, la vantellerie, le bief.

            

La roue peut-être en dessous (ou roue à palettes ou à aubes) ; elle tourne par la seule poussée du courant.
La roue en dessus (ou roue à augets ou à pots) est mue par le poids de l'eau emplissant les bacs. Le rendement est plus important.
La roue de côté (ou roue de poitrine), pourvue d'aubes, est mise en mouvement par le choc et le poids de l'eau.

La vantellerie : est l'ensemble des vannes qui donne au meunier la possibilité de régler le niveau de l'eau afin d'obtenir le maximum de la force motrice.

Le cours d'eau en amont s'appelle le bief. Il faisait l'objet de soins constants de la part du meunier. Souvent, si le moulin était installé sur de petits cours d'eau, le paysan devait, lorsque l'hiver était rigoureux, aller porter son blé dans un moulin à vent car le gel paralysait la roue.

4 : Les moulins à Paillet

 

A Paillet il y avait 4 moulins à eau (en rouge) et 2 moulins à vent (en bleu) au 18e siècle

 

 

 

5 : Vocabulaire

Moulin : machine qui utilise la fors de l‘eau ou du vent
Moudre : écraser, broyer du grain
Meule : pierre qui sert à écraser
Meunier : personne qui s‘occupe d‘un moulin
Meunerie : industries qui utilisent des moulins

 


Les bateaux

1 : Évolution des bateaux au fil du temps

Au début, les premiers hommes se déplaçaient sur des troncs d'arbres. Puis ils ont attaché plusieurs troncs avec des lianes pour plus de stabilité. Ils se dirigeaient à l'aide de perches. Ils ont ensuite commencé à creuser les troncs d'arbres, ainsi ils étaient plus stables, plus légers et donc plus faciles à diriger. Les hommes ont commencé à utiliser des rames pour se déplacer plus rapidement.

L'homme fini par se rendre compte qu'il peut utiliser la force du vent pour se déplacer. Ainsi apparaissent les bateaux à voile. Petits d'abord, puis de plus en plus gros, un mât, deux mâts, trois mâts. Avec l'apparition des voiliers, on transporte de plus en plus de marchandises et de personnes, les hommes vont toujours plus vite et toujours plus loin.


Au XVIIIème siècle, l'état des routes est plutôt mauvais malgré un effort routier considérable. C'est pourquoi on emprunte principalement la voie d'eau. La navigation est le moyen de transport prépondérant.

Au XIXème sont apparus les bateaux à vapeur et enfin les bateaux à moteurs, des petits, des gros, des gigantesques. Aujourd'hui, apparaissent de nouvelles énergies (énergie solaire) et de nouveaux bateaux.

2 : Les différents bateaux rencontrés sur la Garonne

La Garonne n'étant pas assez large ni assez profonde (la hauteur des eaux variant fortement avec les marées) les bateaux chargés sur la Garonne ne sont pas de très gros bateaux et ont la particularité d'avoir un fond plat.

La barque : utilisée de tout temps et aujourd'hui encore. C'est une petite embarcation qui permet à l'homme de se déplacer sur l'eau sur de courtes distances: rejoindre les villages avoisinants ou simplement traverser d'une rive à l'autre. Elle est beaucoup utilisée pour la pêche. L'homme peut aisément aller au milieu du fleuve avec son matériel et ramener sa pêche à bon port.

La miole : c'est une longue « gigue » de 15 mètres, bien adaptée pour la Garonne. Le fond est plat pour se faufilerdans les voies de navigation peu profondes. L'avant est relevé pour que le bateau ne s'enfonce pas dasns l'eau. Il est muni d'une longue rame indispensable pour lutter contre le courant et maintenir le bateau dans la bonne direction.

 

La yole de commissions: Alors que la yole était une barque de pêche ou de petit transports, la yole de commissions était une sorte de super marché flottant. C'était une grosse barque recouverte d'un cabane qui se déplaçait sur les bords de la Garonne.Les personnes attendaient la yole pour acheter leurs légumes, leur viande, leurs fruits, leurs oeufs, leur lait, leurs draps etc...

Le bac : il servait à faire traverser la Garonne. En effet il y avait très peu de ponts, le pont de Cadillac n'existait pas encore et on se rendait facilement de Rions à Podensac grâce au bac.

 

 

La gabare : c'est un bateau à voile. Elle est faite pour circuler sur la Garonne. Elle est faite en bois, son fond est plat. Elle a un mât pour tenir la voile et un gouvernail pour se diriger. La gabare sert beaucoup aux citoyens à cette époque. C'est un bateau de taille moyenne qui permet de transporter un assez grand nombre de passagers, mais aussi des marchandises.
La gabare utilise sa voile et le courant pour se déplacer sur la Garonne. Mais là où les courants ne se font plus sentir, elle se fait remonter en se faisant tirer. Ce sont d'abord des hommes qui tirent depuis les chemins de halage, puis ils seront remplacés par des boeufs et des chevaux.

Le courreau : Il est plus grand que la gabarre, 25 à 30 m. Il est gréé et peut porter jusqu'à 100 tonnes de chargement. Comme la gabare, le mât du courreau pouvait pivoter sur un axe pour passer sous les ponts. Ces bateaux n'avaient pas de moteur, pour les faire remonter contre le courant, on les halait. Une grosse corde était accrochée au mat du bateau et on les tirait à la main ou à l'aide de boeufs.
Sur la rive, dès Rions, des chemins ont été dégagé pour permettre aux hommes de remonter les bateaux.


Le moulin à nef : c'est un moulin sur bateau. Il a généralement deux coques: l'une avec le moulin, l'autre servant de flotteur, la roue se trouvant entre les deux coques. Les moulins à nefs dérangent la navigation, ils circulent jusqu'à la fin du XVIIème siècle.

 

Le bateau à vapeur : début 19ème,la modernisation,la nécessité de transporter toujours plus et toujours plus vite, la machine à vapeur est adaptée sur les bateaux. Ces bateaux marchent avec une grosse chaudière et un système de roues qui permet de pousser l'eau pour faire avancer le bateau. A l'intérieur de la chaudière, on brûle du charbon pour faire chauffer de l'eau. C'est la vapeur compressée qui en se libérant permettra d'actionner les roues à aubes du bateau. La fumée sort par de très hautes et grosses cheminées. L'homme n'est plus à la merci des vents et des courants. Il peut à présent se déplacer comme bon lui semble. Le capitaine dirige le bateau avec un gouvernail. Les progrès techniques ont permis de construire des bateaux toujours plus gros. Le premier bateau à vapeur à circuler sur la Garonne fut "La Garonne" qui commença son service en 1818.

On a utilisé les bateaux à vapeur pour remorquer les gabares.

Le bateau à moteur : Fin du 19ème siècle, apparition des bateaux à moteur à combustion interne ( moteur Diesel). Les bateaux à vapeur sont très lourds et pas toujours pratiques. L'arrivée du moteur Diesel rend la navigation beaucoup plus aisée. Les bateaux sont beaucoup plus légers et le moteur plus léger et moins encombrant.

 

3 : Utilisation du fleuve comme moyen de transport

a) Tansport des personnes

Le bateau qui était prévu au départ pour la pêche, ou pour faire quelques kilomètres (se rendre d'un village à un autre), devient le moyen de transport permettant de faire plusieurs dizaines de kilomètres puis des centaines puis des milliers. Les routes étant mauvaises, il devient le moyen de locomotion privilégié des hommes car il est plus rapide et plus confortable.

On traversait la Garonne en bateau parce qu il n'y avait pas de pont. Sur Rions il n'y avait pas de docteur, c'est donc le docteur de Podensac qui traversait la Garonne pour venir dans le village.

On utilise donc le bateau pour traverser la Garonne ou se rendre d'un point à un autre de celle-ci... D'innombrables passeurs faisait traverser sans cesse la Garonne si bien que les habitants d'une rive connaissaient bien ceux de l'autre rive et que les mariages entre riverains étaient fréquents.


Plus tard on a construit de plus gros bateaux pour transporter plus de personnes.

            

b) transport de marchandises

Les bateaux ont permis à l' homme de se déplacer pour pêcher sur la Garonne et transporter leur pêche.

Puis on a transporté différentes marchandises pour les amener d'un point à un autre de la Garonne. On utilise alors la yole de commissions pour transporter de la nourriture et pour la vendre.

Coupé dans les Pyrénées, le bois est descendu sur d'immenses radeaux. A l'époque,le bois sert à cuisiner, à se chauffer, à construire les maisons, les tonneaux de vin et les bateaux.

On a eu besoin de plus gros bateaux car il avait des marchandises plus grosses et plus lourdes et qu'il fallait aller toujours plus loin. C'est l'époque du cabotage.

Au XVIIIème siècle, plus de la moitié du trafic maritime se fait par cabotage. On transporte des tonneaux de vin. Les navires bretons apportaient de Rions du vin, des céréales, du poisson salé ou séché et du sel.

Tous les bateaux sont chargés à l'aller et au retour en fonction de ce qu'il y a à transporter. Beaucoup de vin mais aussi beaucoup de pierres partent des bords de Garonne pour se rendre en Amérique.Les bateaux reviennent chargés de cacao, de café, d'épices et de coton.


4 : Les différents métiers liés au fleuve

Pendant des siècles, le fleuve fournit de nombreux emplois aux habitants des bords de Garonne. Elle est donc un des principaux moteurs de l'économie de la région.

Les pêcheurs

De tout temps, les hommes ont pêché sur la Garonne. C'est une des raisons pour laquelle l'homme a choisit de s'installer sur les bords de Garonne, c'est aussi une des raisons pour laquelle le bateau a été inventé et a évolué. La pêche a longtemps été une nécessité. Aujourd'hui, elle est pour la majorité des pêcheurs un véritable loisir, une passion.

 

Les haleurs

C'était des hommes qui tiraient les bateaux plus ou moins gros contre la force du courant.De l'époque romaine à l'avènement de la vapeur, le halage est la seule technique de transport pou remonter les marchandises par le fleuve. Les embarcations sont tirées depuis le chemin de halage à l'aide de cordages attachés au mât du bateau. Le câble est fixé en hauteur à un mât spécial implanté sur le tiers avant de l'embarcation, mât très fortement haubané pour résister aux efforts, et qui peut se coucher pour passer sous les ponts. Le câble doit être très long pour ne pas tirer le bateau vers la berge ou entraîner les haleurs dans l'eau. Les hommes sont remplacés par les animaux chevaux, ânes, mulets ou boeufs (animaux qui voyagent à bord des embarcations). Les haleurs ont disparu avec le développement de la propulsion motorisée. Les chemins de halage ne sont plus d'aucune utilité et laissés à l'abandon.

Les passeurs

Les passeurs étaient des gens qui faisaient traverser les hommes, les marchandises, les animaux et les charettes d'une rive à une autre. Il y en avait entre Rions et Podensac, entre Cadillac et Cérons, entre Langoiran et Portets et entre Preignac et Sainte Croix du Mont. Ils faisaient traverser la Garonne avec des barques à voile ou à rame, ou avec des bacs.Tout le monde était installé sur les bancs, les vélos étaient empilés à l'arrière et le voyage commençait. Pour lutter contre le courant du fleuve, iI fallait d'abord commencer à remonter le fleuve le long du rivage en utilisant les lents tourbillons des contre-courants puis à traverser directement en force. Avec l'apparition des ponts de Langoiran et Cadillac vers 1880, ils ont petit à petit disparu.

Les mariniers

Ce sont les hommes qui travaillaient sur les convois de la batellerie halée. Le marinier est une personne salariée par opposition au batelier qui est propriétaire de son bateau. C'est un métier pénible, les naufrages sont fréquents.Le marinier doit parfaitement connaître le fleuve et pouvoir faire face aux tempêtes fluviales, aux crues, aux tourbillons, aux hauts-fonds etc......

Les cordiers

Ce métier consiste à fabriquer des cordages en chanvre pour les bateaux et pour le halage.

Les meuniers

Ils se sont installés sur la Garonne avec les moulins à nef ou sur les bords de Garonne pour utiliser la force des courants pour actionner les roues. Ils dérangent énormément les mariniers, les pêcheurs etc....Ils disparaîssent avec l'arrivée de l'électricité.

Les charpentiers

La charpenterie batelière voit ses origines à la préhistoire et n'a cessé d'évoluer au cours du temps. Il faut construire toujours plus car il y a une grosse demande et toujours plus gros. Les bateaux sont construits directement sur les bords de Garonne, ils sont ainsi facilement mis à l'eau. En 1833, les coques en métal apparaîssent et entraînent donc la disparition progressive des bateaux en bois et par la même des charpentiers. Aujourd'hui, on peut encore voir et visiter les chantiers Tramasset au port du Tourne. Ces chantiers hier très occupés dans la fabrication, s'occupent de restaurer les anciens bateaux en bois ou de les reproduire à l'identique.

 

5 : Pour en savoir plus clique sur le lien de ton choix :

Histoire : le bassin de la Garonne durant l'Antiquité romaine
Histoire : un trésor gallo-romain à Quinsac
Les gabares de la Dordogne


 
 
 

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Responsable de la publication : Thierry Bihr