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Garonne d’hier et d’aujourd’hui

1 : Un fleuve sauvage

                

La carte de M. Matis, géographe de Louis XV montre nettement l’état d’origine (avant les transformations humaines sur la rivière) vers 1716 avec un lit de Garonne élargi, parsemé d’îles couvertes de boisements ; la forteresse de Rions et le bourg de Paillet sont en liaison avec les coteaux et la rivière par des routes transversales.

 

2 : Les hommes transforment le fleuve

Des travaux de chenalisation sont réalisés sur la Garonne (carte de1840) pour la rendre plus navigable en privilégiant le bras principal au détriment des autres ; parallèlement, des travaux sont réalisés pour raccorder les différentes îles entre elles (comblement des bras entre les îles - seul le bras de Rions-Paillet- Lestiac est conservé).

Au 19ème siècle, la petite rivière abrite les bateaux de commerce du grand fleuve qui viennent charger à la cale les denrées des coteaux acheminées par charrette.
Les cours d’eau (de même profondeur)
Les abords de la petite rivière sont dégagés pour permettre le halage, les berges sont animées des trajets des uns et des autres au rythme des marées. Des maisons de mariniers et de pêcheurs s’élèvent au bord de l’eau.

3 : La mort de la petite rivière

La petite rivière est aujourd’hui oubliée, envasée, cachée dans la végétation. La nature a repris petit à petit ses droits et son entretien n’est plus une question de survie pour les hommes. D’ailleurs, en plus d’être perché, son lit est largement remblayé ce qui réduit encore son cours par rapport à celui de la Garonne (dont le lit plus profond et plus large n’accueille plus de bateaux). Le commerce se fait sur la route aux pieds et le long des coteaux. La surface de l’île est aplanie, dédiée au seul maïs ; la vigne couvre le palus. Quelques maisons sont rénovées mais on n’en construit plus par crainte des inondations. Des parcelles au bord de l’eau ont été vendues aux riverains qui les occupent à leur guise (jardins, remblais, casse…)

 


Au fil du temps

1: Affluence dans les ports

Il y a 100 ans, il y avait une grande affluence dans les ports, il y avait même des embouteillages dans le port de Bordeaux. Le fleuve a permis un très très gros essorts. A cette époque, les ports sont remplis de bateaux. Les bateaux étaient une necessité pour le commerce, il y avait beaucoup de pêcheurs et beaucoup de voyageurs.


Aujourd'hui, il n'y a quasiment plus de bateaux, les ports ont disparu ou ne sont plus actifs. La route a pris le relais et s'avère beaucoup plus pratique et plus rapide. Les bateaux ne sont plus utilisés de la même façon, le paysage de la Garonne s'est transformé.

2 : La navigation sur le fleuve aujourd'hui

La route a pris le relais du fleuve pour le transport de marchandises, mais depuis quelques temps, on peut voir naviguer de grosses péniches transportant des morceaux de fuselage de l'airbus A380. Ils sont amanés jusqu'à Pauillac par bateaux puis rejoignent Langon sur des barges. On a choisi de transporter les pièces de l'airbus A380 par bateaux pour éviter l'encombrement des routes quand cela était possible.

Loisir- croisière

On ne voit plus comme autrefois, circuler sur la Garonne tous ces bateaux qui transportaient des passagers pour les emmener chaque dimanche au village voisin.
Aujourd'hui, on peut apercevoir quelquefois la gabare "Les Deux Frères" appartenant à l'association Chacun sa Mer ou quelques péniches transformées en bateaux de croisière.
La gabare "Les Deux Frères" a été construite en 1892 aux chantiers Trémasset du Tourne, puis reconstruit entièrement à l'identique en 1990.

Le tourisme fluvial se fait principalement sur le canal du midi (canal reliant Bordeaux à la mer méditérannée).

La pêche

Aujourd'hui, il n'y a plus beaucoup de pêcheurs professionnels. Cependant ils sont toujours présents et peuvent encore en vivre.

C'est surtout la pêche loisir qui est pratiquée. On peut voir circuler des petits bateaux au moment de la pêche de l'alose ou de l'anguille. Cela reste très saisonnier.

 
 

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Responsable de la publication : Thierry Bihr